03/26/2010 15:23
Dommages collatéraux
J'ai appris que j'étais atteinte du syndrome des ovaires polykystiques en 2006. Je savais que quelque chose ne tournais pas rond avec mes règles quasi absentes, ma pilosité accrue, mon acné, mes taches sur la peau. Mais de pouvoir mettre un nom sur ces symptômes que j'éprouvais depuis au moins 5 ans me rassurait un peu.
Le traitement un peu moins... perdre du poids disait le doc. Tout simplement. Simplement ouais... pas évident quand un autre des effets secondaires de cette maladie est un ralentissement de la perte de poids. Perdre 0.4 lb par semaine est assez déprimant merci.
Pendant 3 ans, j'ai joué à l'autruche. Mon poids a continué à monter, et j'ai atteint mon plus haut à vie, soit 220 lbs. C'est à ce moment que je gagne mon concours Énergie Cardio.
J'ai perdu du poids, beaucoup dans mon cas. Je n'avais jamais perdu autant. Sauf que je regarde mon corps que j'ai négligé et je vois les dommages collatéraux que mon SOPK m'a laissés: jamais je ne pourrai porter de bikini ou de camisoles (taches brunes sous les aisselles et les aines), jamais je ne pourrai sortir sans fond de teint (acné qui persiste), jamais je ne pourrai sortir sans trainer ma pince à épiler (au cas où ma barbe revienne à la charge sur mon menton). Mon corps a été malmené et il est trop tard pour sauver les meubles. Je ne peux désormais que me mettre en forme pour soigner mon intérieur, car pour ce qui est de l'extérieur, c'est peine perdue.
Tout ça pour dire de ne pas faire l'autruche toute votre vie... ça peut coûter cher.

